Les 5 astuces pour partir en Kitesurf Trip !

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Allez, on va pas se mentir, soit le kite vous y êtes tombés dedans quand vous étiez petit, soit vous êtes en train d’y mordre grave, et une fois qu’on a écumé quelques écoles en France ou ailleurs, une seule envie se fait sentir : partir en kitesurf trip !!!

Et comme, forcément, on a fait quelques trips auparavant, et que chaque fois ce sont les mêmes questions qui reviennent, question organisation tout ça tout ça, on a fait une petite compil de ce qui nous est arrivé, ce qui aurait pu nous arriver, et les pires plans qu’on a déjoué (et ouais !)

Cet article aura donc été écrit à plusieurs mains : Jérémy Frering, Marine Tlatla, Simon Vergez, Victor Deblock… Let’s go !

1. Vérifier la météo… Pour choisir sa destination

Souvent on croit que partir en kitesurf trip, c’est un peu partir en live, mais en y réfléchissant un peu plus, lorsque tu poseras ta semaine de vacances parce que t’es au bout de ta vie, et qu’une fois arrivé sur place #lacestledrame , qu’il te restera que tes yeux pour pleurer, ben faudra pas nous en vouloir 😉

Donc forcément checker la météo et donc les stats de vent de ton futur home spot c’est ESSENTIEL !!!

Oui, chaque spot a sa propre saison des vents, et l’on ne part pas au même endroit en décembre qu’en février, c’est un peu la base. Et comme, peut-être que tu n’as pas eu le choix des dates pour poser tes congés, il vaudrait mieux passer par là pour choisir ta destination.

Pour t’aider voici quelques pistes. Tout d’abord, Spots du Monde qui te propose des stats de vents sur l’année avec des probabilités de forts vents (au-dessus de 20knts) en un clic. Les site est sobre, c’est le moins que l’on puisse dire, mais il va à l’essentiel, on lui dit donc merci.

On ne présente plus WindFinder qui est LE site qui recense le plus de points météo par spots !!! Le plus c’est que vous téléchargez l’appli dispo en IOS et Androïd, pour ne jamais être au dépourvu ! Les stats disponibles remontent sur pratiquement 10 ans selon les spots. Et un descriptif est toujours mis en plus. Faut juste prendre le temps de scroller la page et de lire le commentaire…Attention, tous les spots n’ont pas forcément les archives de stats de vent, vérifiez bien si c’est le cas pour votre destination.

Un petit dernier pour la route, et non des moindres, il s’agit de WindGuru qui propose une version en freemium du gratuit pour te mettre l’eau à la bouche, et une version payante plus performante, plus précise pour 19,90 euros par an. Ce qui est pas mal (et dispo en version gratuite) c’est le tableau de destinations de Windguru. Tu rentres tes dates de départ, et le site te ressort les meilleurs spots du moment, pas mal pour choisir ta destination 🙂

Ce qu’il faut impérativement faire, c’est de croiser les infos afin de vérifier tout ça. Certes, la météo n’est pas une science exacte, mais corroborer tous tes éléments devra être de première importance, si tu ne veux pas finir cramé sur ta serviette, à te lamenter du manque de vent. Et si tu penses faire un carton en shoppant des billets à -80% pour Cuba en septembre, dis-toi qu’il y a sûrement baleine sous gravier #CQFD

 

2. Booker son hébergement…Ou pas

Voilà, t’as l’assurance d’avoir le pire spot pendant TA semaine, c’est juste nickel, ouais mais va falloir penser à checker que tu puisses t’y rendre facilement et y dormir plus ou moins près, et suivant où tu seras, ce ne sera pas des plus simple une fois sur place. Donc, déjà, réfléchir à l’option 1: chercher un hébergement (hôtel, gîte, airbnb…) ou l’option 2: dormir à la roots sur le spot (campingcar, tente, belle étoile).

Si sur certaines destinations les hébergements pullulent, et donc le choix est permis, sur d’autres spots, plus reculés, moins touristiques, c’est un peu plus compliqué à trouver comme expliqué dans notre dernier article concernant l’école de kite d’Atins au Brésil. Donc, dans l’idée c’est de regarder un peu ceux qui ont défraîchit l’endroit, et pour ça rien de mieux que les forum et notamment Kite Forum pour savoir si tu vas te retrouver à 45 dans une pousada à 3 heures à pieds depuis le dernier kilomètre de bitume, ou si en fait le spot c’est un peu comme l’autoroute, vous y serez hyper nombreux, et vous aurez intérêt à naviguer tous dans le même sens…

Sinon, tu veux te la jouer wild, et partir avec ton combi, free complet, et t’endormir au son des vagues. Alors, il te faudra vérifier les accès auparavant, et pas ceux d’il y a 50 ans, non ceux qui sont en place au moment où tu t’en vas.

Je connais un mec qui n’avait pas mis les pieds à Beauduc depuis 20 ans avec sa caravane… Et bien ça fait maintenant 5 ans qu’il s’est fait refoulé de fait parce qu’il n’avait percuté que non, elle passait plus sa caravane !

Dans tous les cas, il n’y aura pas de bon ou mauvais choix concernant le fait de booker son hébergement, il s’agira juste d’anticiper, pour que ton kitesurf trip se transforme en very bad trip (on te laisse le choix du numéro !)

Pour celles et ceux qui sont en stress quand à choisir un truc tout prêt ou partir à l’aventure, il y a les formules ultra flexibles des agences de voyage spécialisées comme Adekua, Fun&Fly ou encore Nature Kite

Sinon, tu peux appeler Mike Horn aussi…

 

3. Ecrire THE Checklist

Maintenant que ta destination kite est validée, à toi de bien préparer ton départ, et donc ce dont tu auras besoin niveau matos, fringues, etc…

C’est le truc que tout le monde fait (ou pas), mais que l’ensemble des riders ont signalé en premier : tu fais ta liste et tu la pointes ! Oui, on sait, la dernière fois que t’as vérifier une liste, c’était celle que ta mère t’avait glissé dans ta valise en colo, depuis t’es freestyle ou t’as délégué au choix, mais là, va falloir t’y coller, et comme on t’aime, on t’aide.

Attention, cette liste n’est pas exhaustive, nous aussi on a longtemps compté sur nos aïeux 😉

  • Vérifier l’état de votre matériel de kite et noter, ce que l’on prend (en général 2 à 3 ailes, 1 à 2 planches surf et twintip, pompe, harnais, combi, lycra)
  • Se faire une trousse de secours « matos » (rustines pour les ailes, jeu de fils, vis, tournevis cruciforme, aileron supplémentaire, colle, patch spi)
  • Vérifier que la paperasse est ok (passeport, visas, vaccins, faire un double de son carnet de vaccinations, carte vitale européenne, vérifier que le permis de conduire soit valide dans le pays de destination, assurance kitesurf )
  • Préparer à part ses fringues pour avoir une idée du volume, puis les séparer en 2 avec un rechange + maillot + serviette + kit déo/brosse à dent/dentifrice/savon + serviette dans son bagage à main, au cas où perte de bagage tout, ça tout ça…
  • Vérifier que le reste des fringues, matos, trousses de secours rentre impec dans le ou les boardbags
  • Valider la politique de prise en charge des boardbags de votre compagnie aérienne, car la prise en charge des boardbags relèvant parfois de la magie noire, savoir c’est prévoir, prévoir c’est pouvoir !
  • Se renseigner sur le taux de change du pays, à savoir s’il est préférable de retirer à l’étranger ou à domicile et donc d’anticiper. Idem pour la location de véhicule (d’où l’intérêt d’avoir checker l’astuce du permis de conduire)
  • Prendre une trousse de pharmacie contenant des produits orientés kite et eau ( strips, pansements imperméables, pommade cicatrisante et désinfectante en sachet dose type cycatryl, bande imperméable, coton, paracétamol, anti-tourista, aspi venin…)

Allez, on n’est pas vache, tu peux même la télécharger ici: check-list-takoon-blog-kitesurf-trip

 

4. Partir en kitesurf trip avec les bons potes

C’est un peu comme enfoncer une porte ouverte, mais c’est vrai, on ne fait pas n’importe quoi avec n’importe qui. Donc, il y a les potes et les potes de kite. Ceux qui savent ce que c’est de passer 2 heures seuls sur le sable et les yeux dans l’eau à démêler les fils de feu ta barre. Ceux qui savent attendre le vent du matin au soir, ceux qui passeront tour à tour derrière la caméra pour que tout le monde (j’ai bien dit tout le monde) puisse avoir son trick rentré sur son smartphone à vie ! Donc, à toi de bien jauger tes co-riders avant d’en arriver aux mains une fois sur place.

Je connaissais 2 gars, dont je tairais les noms, qui étaient comme cul et chemise. Des kitesurfeurs de la première heure et l’envie d’en découdre avec le Brésil, avant que le Brésil ne devienne la superbe destination que nous connaissons, et oui je te parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… Bref, reprenons. Toujours à naviguer sur le home spot en même temps, à se faire des blagues, à partager le même matos, la même caisse… Enfin, de l’extérieur, on voyait bien que parfois ça coinçait, mais l’amitié ne se dicute pas les amis. Arrive le moment du départ, à la fin d’hiver ici en France, et puis l’envol. Rien, pas de news durant les 3 semaines de trip. Puis le retour, et la dégringolade. Oui, ce qui avait été prévu sur le papier, n’avait pas été respecté. L’un croyait partir avec un pote en trip entre mec sans femme et sans marmaille, un moment de vie comme parfois on peut en avoir besoin pour se ressourcer, pour se sentir vivre. L’autre était parti avec son caddyman, le gestionnaire du matos, de la logistique intégrale, car son cerveau étant déjà en mode off 30 jours avant le départ.

Ami, ne vois-tu pas le pire plan venir ?

Eh bien, tout ce que je peux vous dire, c’est qu’après prises de becs sur prises de becs, le retour fut glacial, et 15 ans après l’aventure, ils ne s’adressent toujours pas la parole #cacalme

5. Tes galères seront tes souvenirs

Ben oui la 5ème astuce n’est est pas une, et alors !?! On se la joue à la Topito pour finir sur des petits moments de paniques ou sacrées galères qui se sont transformés au fil du temps en souvenirs de baroudeurs, impec’ pour emballer autour d’un feu de camp au prochain kitesurf trip 😉

Alors, on pas se mentir, même si on a des anecdotes à la toque, on laisse la parole aux pros, la preuve que les galères nous arrivent à tous 😉

Honneur aux filles, on commence par Marine Tlattla qui lors d’un de ses trips à Tarifa : « Après une grosse journée de route, on arrive tard dans la nuit au sud de l’Andalousie et comme d’hab’ on se cherche un endroit à l’écart, bien au calme dans la nature pour dormir. Et le matin, on s’est réveillé au milieu d’un champ rempli de taureaux en train de nous mater »  GROS MOMENT DE SOLITUDE…

Que celui qui ne s’est jamais retrouvé en galère de pompe jette la première pierre à Samuel Michaille: « voilà que je me retrouve sur un magnifique spot tout seul sans pompe pour gonfler mon kite et me retrouver à gonfler mon aile avec une pompe à vélo en la bricolant un peu, la loose… » C’EST CLAIR

Et puis, y a la faute à pas de chance pour Simon Vergez : « Une otite longue d’une dizaine de jours sur un trip de 20. Impossibilité de kiter ni même de sortir pendant presque tout ce temps. Sûrement due en un premier temps au froid dans l’avion que je n’avais pas du tout prévu. Je préconise ainsi très fortement le bonnet dans la valise au cas où! Puis j’imagine que la chaleur et l’air humide du Brésil ont fait le reste, la clim du taxi aussi, ou l’eau des lagunes jamais très propre… bref médecin, antibios, et « les ptites gouttes » m’ont quand même permis de profiter des 5 derniers jours. » #OMG

 

 

 

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